Thom Round the World
Ce blog présente les photos et textes qui émanent de mon tour du monde. Je tente d'y transmettre mes émotions avec une bonne dose de dérision et de générosité... ceux qui me connaissent le mieux n'en seront pas surpris. A partir de dorénavant, et bien cette page sera une petite fenêtre toujours entrouverte sur mon épaule, et vous aurez un petit avant goût des heures de soirées diapo à mon retour... contents hein ?!
vendredi, mai 26, 2006
samedi, mai 20, 2006
Invitation...

Bonjour tout le monde...
Je tenais juste à inviter les plus curieux d'entre vous à venir faire un tour sur Flickr. Qu'est-ce que c'est ? C'est un lieu immense (dans le concept de la toile internet :) ) sur lequel se rejoignent des milliers de photographes pour échanger, commenter et communiquer par le biais de clichés... Ce site constitue donc entre autre une banque d'image de très bonne qualité englobant tous les sujets possible... le tout libre de droit.
Je me suis inscrit, et j'ai donc pas petite pagette la-bas :
http://www.flick.com/photos/dragoncito/
Vous retrouverez bien sûr quelques photos de ce blog, mais aussi d'autres, plus adaptées à flickr qu'à cette page.
Vous verrez combien en quelques jours les liens se créent et les commentaires affluent. Une bien agréable communauté, sans prétention ni jugement. Les amateurs, comme moi, y côtoient de vrais professionels, et le résultats est... distrayant !
Bonne navigation et à bientot !
Thom
jeudi, mai 18, 2006
Elle est bien bonne !

Bonjour,
Juste pour vous tenir informé de la vie chilienne : pour la semaine du poisson, le super marché en bas de chez mois fait des super promotions sur... le poulet !
Je trouve ca tellement n'importe quoi que je voulais juste vous le faire partager.
J'en profite pour vous offrir une petite photo qui donne envie de rester à Valpo...
Bises à tous,
Thom
lundi, mai 15, 2006
Vous avez dit photo ?





Quelques cliché plus abtraits que j'aime bien. Je compte bien trouver un moyen de m'offrir un Canon EOS un de ces jours... je vous promet que ca a du potentiel un pti bijou comme ca. En effet il me manque les sensations de mise au point et de choix tels que profondeur de champ, ouverture, balance des blancs et autres... Si bien que je bidouille avec les préréglage de mon Nikon Coolpix 7900 (excellent compagnon de vadrouille, 8 mepixel ultracompact), afin de biaiser le manque de mode manuel existant sur un Reflex Numérique... J'en veux un !!! bouh... hihi Un petit caprice passager, ne vous en faites pas ! Je vais continuer un moment à tirer les portraits en mode macro... bisettes a tous.
PS : plus de photos sur http://www.flickr.com/photos/dragoncito/ !
Quintay, marée basse.





Quelques photos de ce lieu magique ou nous sommes allés hier aprem avec... le VAN !!! youpi il remarche, et quel meilleur ordage qu'une petite virée vers l'ocean... une petite heure de trajet et un superbe village de pecheurs vous attends !
Il y a deux plages, une de sable, grande, avec plein de monde et des vagues parfaites pour les bodyborders ; et une autre, sauvage, rochers et algues, vagues violentes de fracassant merveilleusement furieusement sur les rochers... et une faune préservée, sublime... Je vous laisse admirer les créatures... Les yeux sont ceux d'Elo et Lucille, deux francaises qui vivent dans une maison a cote de la mienne. Merci a elles pour m'avoir changé un peu les idées et accompagné dans ce petit paradis.
PS : le pied en bas de l'etoile... c'est le mien, pas celui d'un GI-Joe ! donc oui... elle était enooorme !
mardi, mai 02, 2006
Rattrapage


Comme me l'a si bien fait remarqué maman, entre autres, il n'y a pas de photos de gens vraiment, depuis la présentation du début (voir archives Quelques Visages). Je vais donc me rattraper avec cette publication. Vous

trouverez, dans le désordre : Simon et sa cousine lors d'une petite sortie à Quintay, une photo de groupe avec maman dedans (Juan Pablo, maman, Dylan, Waleska, Sofia et son amie), une de mes vieilles têtes à Quintay aussi, et enfin deux de mes collègues de boulot, Jose et Kati (la première en haut).Voili voilou... sinon ben ce WE purs moment de nimporte quoi aussi. Petite cérémonie dans une grotte complètement paumée au mieu de la côte, dans des falaises bordées de cactus... Assez intéressant, mais la présence un peu inadaptée facon turgescence capilaire sur consommé (ou cheveux sur soupe) de certaines personnes a un peu rompu le cercle et ce ne fut pas vraiment à la hauteur de mes espérances. Le lendemain, nous sommes partis camper à l'arrache (non non c'est pas un endroit c'est une manière). Finalement, on se décide et on saute dans une micro (le van n'étant toujours pas réparé, enfin pas fini) direction un bled après Horcon. On arrive là-bas, il faisait nuit... donc on achète du vin et du pain pour compléter nos provisions, et on se casse finalement par ce que il n'y avait vraiment pas moyen de s'installer dans les parages. On décide donc après maintes discussions d'allez de poser à Horcon, même si cela implicait deux changements de micro, qu'il faisait nuit, qu'on allait devoir marcher un bon moment, et que en plus on dirait qu'il pleut dehors. Deux heures plus tard, nous goutions aux joies du camping à l'arrache, avec un joli feu, posés au milieu d'eucalyptus et autres pins dominant l'océan Pacifique... plutôt sympa ! Petit dej' au boeuf grillé (un petit écart de temps en temps...) et hop ! on repart pour de nouvelles aventures, sans bien sûr oublier la fameuse empanada au crabe dans le petit port d'Horcon !
Voila pour ce WE. De retour au boulot... on va voir si le manche va cintrer ..!
Bonne route à tous,
Thom
lundi, avril 24, 2006
Niouzes en Vrac...

Comme le titre l'indique dans cet article des niouzes en bordel, pour plus d'info sur un des sujets n'hésitez surtout pas à laisser un post... !
-> après avoir été saboté devant chez nous, puis niqué un soussinet de bielle et le villebrequin du van, nous sommes en train de le faire réparer par un papy génial, qui ne va nous faire payer que le nécessaire. Après, ca on va pouvoir enchainer les bornes... il sera comme neuf ! Nous devrions donc le revendre largement au dessus du prix d'achat.
-> hier, j'ai participé à une cérémonie maya qui s'appelle le Temaskal. Cela consiste, très rapidement, en une purification par la renaissance. Pour ce faire, prenez 28 mamies (abuelitas, ce sont des pierres du plus vieux volcan du chili), et placez-les dans un immense feu. Pendant ce temps, regroupez une trentaine de zouave, et mettez-les tous nus. Une fois ces préparatifs achevés, continuez en construisant un Inipi (cabane émisphérique totalement noire à l'intérieure, et recouverte d'un maximum de couvertures, dont le centre du sol est creusé d'un gros trou. Bien, vous être presque prêts. Il faut attendre, en chantant et dansant (toujours tout nus...) autour du feu que les mamies soient prêtent. On place alors les zouaves dans l'Inipi, dans le noir, et on fait entrer 5 premières mamies. Là, à l'entrée de chacune, on salue et on chante la bienvenue à l'ancêtre, tout en la saupoudrant d'herbes magiques (dont de la salvia). Là, long chant sacré pour faire monter la température, puis on jette de l'eau sur les mamies. La vapeur qu'elles dégage ne descend pas en dessous des 70°C... autant dire un sauna en pire. Il y à 5 portes à franchir, et pour chaque porte on apporte des mamies en plus, toujours avec les chants et les herbes.
Bilan : 6 heures dans le noir complet, suant tout nu assis sur un tapis de feuilles d'eucalyptus, mais surtout recouvert de boue (poussière + 100% d'humidité). La purification la plus intense de ma vie. J'attends avec impatience la prochaine.
Voila voila... c'est tout !
prenez bien sois de vous ! En cadeau bonus, passe que quand meme je suis achement sympa, un fond décran que meme que c'est moi qui l'ai fait. Y'en a plein d'autres... mais va falloir être sages !
thom
lundi, avril 10, 2006
Premier Trek















Mon premier trek s’est déroulé le week-end dernier dans les alentours de Pucon, dans le parc naturel Villarica. Au programme : 3 jours de marche, 40 km de chemins au travers de décors plus somptueux les uns que les autres, et d’une variété à vous couper le souffle… ces quelques paragraphes font le détail de cette aventure.
Le premier jour, nous arrivons le matin la tête un peu embrumée par les heures de bus au terminal de Pucon, a la recherche d’un truc à faire, tout simplement. Avec beaucoup de chance, nous avons eu droit au soleil dès notre arrivée, ce qui nous a permis de tomber amoureux du volcan Villarica… puis du parc qui l’entoure ! Nous décidons alors de faire le plein de provisions et d’eau, et de partir en direction de la frontière argentine pour rebrousser ensuite chemin au travers du par cet nous retrouver a Pucon trois jours après… Nous prenons alors le bus pour Curarrehue, le point le plus à l’Est dans le coin avant d’attaquer les Andes et de passer en Argentine. Une fois la bas, nous entamons la route a pied (20km pour rejoindre le parc…). Une voiture, puis deux, nous passent au ras des trous de nez levant une infâme poussière, qui commençait a coller à nos tempes qui suaient sous le soleil bien présent. Nous fîmes donc quelques kilomètres sous le soleil, arpentant sans plus de conviction cette route devenue chemin… puis la chance finit par nous sourire et un pick-up blanc s’arrête.
A son volant, un garde du parc, qui d’habitude ne fait pas les trajets, mais qui là – lui-même ne savant pas pourquoi – avait pris la route et retournait en direction de l’entrée qui nous intéressait. Après nous avoir confié qu’il préfèrerait être dédommagé pour l’essence (10 balles pas plus), nous embarquons, Simon en passager et Romain, Julien et moi dans la benne. Durant le trajet, se dessinent au fur et à mesure les décors de notre future aventure… plus magiques à chaque virage. Pendant ce temps, Simon explique au chauffeur que nous jouons la carte des vacances les moins chères possibles car nous n’avons pas beaucoup de sous et tout, enfin bref, il fait le roumain… et quand nous arrivons, l’adorable guide nous annonce que nous n’allons payer que 2 entrée pour les 4… et que si quelqu’un demande pour les 2 autres au sein du parc, nous n’aurons qu’à dire que nous les avons perdues ! Plutôt conciliant donc, il nous a mis directement dans le bain du séjour : ça va être cool !
Après avoir gravis quelques 3km de montée en gravier en plein soleil, nous rejoignons enfin l’entrée véritable de notre chemin. Nous entamons alors cette première après-midi de marche avec entrain. Paysages verdoyants dominés par quelques aiguilles grises et sèches… mise en condition assez douce. Au terme de ces 4 premières heures, je souffrait un peu beaucoup du manque de souffle et du poids du sac… mais cela valait le coup : nous avons posé le « campement » au bord d’un lac niché dans la verdure… au doux son d’une cascade voisine, cachées dans un monceau d’arbrisseaux tortueux. Une courte corvée de bois, et nous entamons la soirée. Au réveil, la brume couvre en partie le lac, et les premiers rayons du soleil la dissipent localement, laissant alors place aux reflets des montagnes alentours… magique !
Au départ ce matin-la, nous savions que nous allions traverser une zone sans eau, le garde nous avait prévenu. Nous avons donc fait le plein : 5 litres pour Julien, 3 litres pour Simon Romain et moi, soit 14 litres pour la journée. Nous contournons le lac, traversons une plaine que découpaient serpentant d’étroits et profonds ruisseaux creusés dans la bourbe, et dont l’eau limpide laissait voir le noir du lit. Puis l’orée de la forêt suivante nous avale laissant son ombre fraîche du matin saisir nos esprits. Une jolie ascension de quelques centaines de mètres, et apparaît derrière nous la silhouette majestueuse du plus grand volcan de la région : le Lanin. Ce bijou gris et blanc culmine à plus de 3600 mètres, et son cône aussi parfait que celui du Villarica nous accompagne pendant que nous arrivons au col. Plus d’arbres à présent, mais une épaisse pelouse un peu sèche, parsemée de fleurs et de baies inconnues. Nous faisons une pause pomme banane auprès d’un névé duquel ruisselait abondante une eau fraîche et pure. Le temps de s’en remettre et nous entamons ce qui allait être les moments les plus spectaculaires de ce voyage.
Le plateau que nous venions d’atteindre s’étendait à perte de vue tout autour de nous, contenu dans une vallée à la taille ahurissante. Notre chemin remontait le long d’un cours d’eau qui durant le gros de l’hiver doit être un beau torrent. La fin de cette ascension était ornée d’une cascade entourée de gros rochers que nous gravîmes pour découvrir la diapositive suivante : un désert gris, de pierres et de cendres. Lunaire, chacun de nos pas levait une sorte de nuée de cendre miniature, qui mêlée au soleil et à l’ambiance générale était loin de nous faire regretter d’avoir pris autant d’eau !
Puis ce décor laissa place à une autre vallée incroyable, parsemée de petites pierres d’une légèreté telle qu’on aurait dit des fragments de meringue - aussitôt surnommés les « Frolick’s », en rapport aux croquettes pour chien. Nous croisons quelques marcheurs qui se rendaient au lac où nous avions dormi la veille. Puis le chemin nous fit un genre de cadeau surprise : nous remontâmes une petite brèche dans les murs qui ceinturaient la vallée aux Frolick’s. Celle-ci abritait un petit ruisseau, n’aboutissant nulle part comme si la vallée l’absorbait, et entouré là où il prenait l’air de verdure presque trop verte, de mousse trop moussues et d’autres petits nénuphars, trop nénuphars pour le désert que nous venions de côtoyer ! Un névé, une grimpette, et là, le summum de la surprise : un décor encore plus grand, encore plus lunaire, et encore bien différent. A perte de vue, sur des dizaines de kilomètres, les vallées arides étaient jonchées de concrétions de mica, brillant dans l’oblique éclairage du soleil d’après-midi. Ce relief agressif cessaient par endroits pour laisser place à de lisses étendues grises vibrantes sous la chaleur qu’elles dégageaient, et ceci accentuait l’aspect irréel des zones de mica.
A nos pieds, le chemin étroit filait au travers du décor, furieusement droit, raide et serpentant à une telle échelle que pendant deux heures nous n’avons pas eu l’impression de tourner. Puis là, sans plus de ménagement, la nature nous a offert le petit miracle du lac suivant qui était à l’origine notre destination pour la nuit. Mais la motivation sans limites des deux compères de devant, Simon et Julien, nous a poussé à gravir un dernier sommet pendant la tombée de la nuit. Ceci nous a permis d’observer les lumières changeantes du soir se poser sur les reliefs embrumés, un véritable plaisir. Nous posâmes les sacs au point culminant du chemin aux alentours, à un col parsemé de névés, et duquel nous pouvions voir les deux volcans juste en tournant sur nous-même. La nuit fut une des plus étoilées de ma vie, la voie lactée étant presque saisissable, et la profondeur des lueurs infinie.
Au petit matin, réveillé par un léger vent frais et les douleurs diverses causées par un sommeil profond sur lit de pierres volcaniques, le spectacle continua de défiler sous nos yeux. Lueurs orangées, volcans découpés d’un trait d’or dans le bleu frais de la nuit filant a toute allure, pour laisser place a un soleil radieux, une fois de plus. La chance du beau temps fut de notre cote tout le long du parcours, et chaque fois que nous nous retournions, les nuages couvraient les endroits traversés, sensation étrange d’avoir accompli LE trajet idéal… Redescendre du col fut un plaisir entrecoupé de douleurs aux épaules dues au poids du sac pendant la descente, mais les paysages continuèrent de changer : plaines volcanique, puis quelques herbes, et enfin la forêt.
Une forêt d’elts, ces maîtres anciens incarnés pas les arbres millénaires. Des araucarias gigantesques nous traçaient la route, arborant avec sagesses de longues mèches vertes et jaunes, paraissant à d’amples barbes antiques. Ambiance particulière, nous conditionnant à rencontrer bientôt une fée ou un mage récoltant les herbes magique ou sacrée. Autant on se sent petit au milieu du désert, emplis d’un profond respect pour la nature environnante, sauvage et inhospitalière, autant au milieu de ces êtres séculaires, on se sent minuscules, réduits à de simples insectes frôlant l’écorce de la Terre comme frôlent les lichens celle des arbres mapuches. Sensations de bien-être aussi dans la fraîcheur et la verdure…
Accueillis par quelques vaches locales, nous débouchons alors dans ce qui allait être notre dernière vallée. Nous trouvâmes refuge dans un cabanon minimaliste au milieu du pré, pour y faire une courte pause et assimiler ne serait-ce qu’un minimum la magie que nous venions de côtoyer. Puis nous franchîmes la dernière porte, avant d’entamer la route du retour, en levant parfois le pouce. Nous fûmes pris en autostop par un drôle de type, en apparence jeune et tranquille, mais qui ne nous adressa pas la parole de tout le trajet. Déposés a Pucon, la fin au ventre, le voyage prenait fin dans un climat de petite nostalgie, tintée de fierté.
Ce furent trois jours inoubliables, et j’espère sincèrement revivre un jour des aventures pareilles à celle-ci !


